Winona En Bref


La madame, elle s'appelle Winona Laura Horowitz, elle est née le 29 Octobre 1971 dans une petite bourgade du nom de Winona (tiens tiens...). Pour les ignares et pour les autres, l'activité principale de Winona (la ville) est de se situer à quelques encâblures au Sud Ouest de Minneapolis, dans le paisible état du Minnesota. Il y fait froid et il y a de la neige partout, je conseil vivement les passionnés de géographie, les curieux, les écologistes, les drogués, les sportifs qui ne rentrent pas dans la categorie précédente, les vieux, les jeunes, les belles rousses, les blondes laides, les cons, les cinéphiles, les sous-cinéphiles, les anarchistes et les autres de regarder Fargo des frères Cohen, film culte dont l'action se déroule justement dans le Minnesota. Vous y retrouverez un paysage qui n'a d'égal que la pureté du blanc qui le compose (et en plus, il est poète)...

Elle a grandi en Californie du Nord, est allée à Petaluma High School puis à l'American Conservatory Theatre de San Francisco, pas loin de la maison bleue.
Elle commence à tourner dans Lucas, le job lui plait et elle s'y met franchement, cf sa filmographie.

Un Peu d'Inutilité


Histoire que tu te couches moins bête ce soir, voici quelques renseignements qui me paraissent inutiles, mais cochon que tu es, je suis sur que ça t'interesse ! Au drenier recensement homologué, Noni pèse 47 kg et mesure 163 cm. Ce qui lui fait un Indice de Masse Corporelle de 17.69 (IMC=Masse en kg/Taille² en m). Cela la place dans la catégorie des "minces" (entre 17 et 19). Vérifions ça avec la formule de Lorenz (poids idéal=(taille-100)-[(taille-150)/a] avec taille en cm. et a=4 chez l'homme; 2 chez la femme). Son poids idéal serait donc de 63-13/2=56.5 kg. Donc voilà, après ces douces considérations, je crois que nous pouvons en revenir à nos bestioles à laine. A si, une derniere chose, encore une fois au dernier recensement, elle partage sa couche avec Matt Damon, vous savez, Good Will Hunting, le soldat Ryan dans Saving Private Ryan. Le bougre, Tom Hanks n'aurait jamais dû le sauver...;-)

Winona En Pas Bref

Winona est née a Winona (!), Minesssota ma mère était en visite chez des amis . Elle devait rentrer à New-York pour me mettre au monde, mais je suis sortie plus tôt que prévu ! Elle a grandi avec une soeur et deux freres a San-Francisco ; c'est une ville géniale j'en suis fière car les gens ici sont vraiment sympa, amicaux. A 7 ans, elle démenagea dans ce que son parrain T. Leary (leader du mouvement 'faites l'amour pas la guerre, et n'oubliez pas le LSD') decrit comme étant la plus populaire des communautés hippies. C'était pas aussi hippy que ça en a l'air. Un tas de gens confond vie en communauté et 'tout le monde à poil pétés commes des coings courant dans tous les sens'. C'était juste une dizaines de familles qui vivait ensemble sur un grand terrain. On avait des animaux et des jardins. On pouvait aller à droite à gauche, quelle liberté ! On n'avait pas l'éléctricité ('wich is weird') mais c'était génial de grandir dans cet environement. Comme on avait pas la télé, on devait faire des trucs pour s'occuper. Avec mes amis Tatoka, Gulliver et Rio, on faisait des concours de hamacs, on s'inventait des histoires et on jouait. 'It was a weird, weird childwood. I mean it was great !' Comme le travail de son père et l'école étaient trop loin, ils démenagèrent à Petaluma en 81. Au troisième jour dans sa nouvelle école, alors qu'elle était à son casier, elle entendit quelqu'un dire "hey pédé" (elle avait un look d'androgyne) et se fit tabassée. Ses parents la placèrent dans une classe de théatre, l'ACT (American Conservatory Theatre). On lui fit faire un casting pour Desert Bloom, elle n'eut pas le rôle mais se fit remarquée ; on la recontacta pour Lucas alors qu'elle été retournée au lycée public. Mon premier jour devant la caméra a été horrible. Je ne connaissais absolument rien au langage du cinéma: moteur, ça tourne, action... Trop timide pour demander quoi que ce soit, j'ai fait semblant de savoir. C'était la première fois que je me retrouvais entourée d'autant d'adultes. On ne peut pas dire qu'ils étaient méchants, mais sur un plateau, ils ne savent généralement pas comment se comporter avec des gosses, surtout des filles, de peur d'être traité de pervers. Je garde du tournage une impression de précipitation. Cela dit, j'ai appris très vite. Ensuite se fut son premier gros film : Beetlejuice ; J'avais 15 ans pendant ce tournage et je sortais d'une autre année de lycée. Je me souviens très bien de mon premier entretien avec Tim Burton. A l'époque, je cultivais un look lugubre, j'étais dans ma période tout en noir. En entrant dans le bureau, il était là, mais je ne pensais pas qu'il s'agissait de lui parce que je n'aurais jamais pensé qu'un réalisateur puisse avoir l'air aussi jeune et aussi branché. Dans un sens, on se ressemblait presque: on avait les mêmes cheveux noirs ébouriffés et on était tous les deux intégralement habillés de noir. Nous avons discuté et j'ai eu le rôle. Le fait que je corresponde déjà physiquement au personnage a dû aider. D'aillleurs, dans le film, je porte mes propres fringues la plupart du temps. Elle retrouva Tim Burton en 90, pour Edward Scissorhands. J'ai lu le scénario à Boston, pendant le tournage des Deux Sirènes. J'ai accepté surtout pour retourner avec Tim et Denise Di Novi [la productrice attitrée de Burton]. A l'époque, je vivais avec Johnny [Depp] et c'était l'occasion pour nous de faire un fllm ensemble. Avec Tim. ma position était simple: j'étais prête à faire sans réserve ce qu'il voulait! Si je le pouvais, je ne travaillerais qu'avec les mêmes gens à chaque fois. Entre Edward et Dracula, je n'ai pas tourné pendant presque deux ans. On ne me proposait que des scénarios merdiques. C'est alors que je suis tombée sur ce scénario de Dracula qui circulait. Je l'ai donné à lire à Francis qui a décidé de le faire. Puis la Columbia a voulu le produire et tout s'est enchaîné. Ce qui me plaisait dans le scénario original, qui n'est pas celui qui a été tourné, c'est que toute la narration se faisait comme des chapitres de journal intime. J'ai pensé que ça donnerait un formidable film d'aventures, une sorte de thriller intellectuel. Ça n'a finalement pas été le cas. Le tournage lui-même a fait peser beaucoup de pression sur les épaules de Francis. Mais autant sur les miennes, sur celles de Gary [Oldman] et de Keanu [Reeves]. Pour tout le monde, en fait. Et pour tout dire, je n'étais pas au mieux de ma forme: j'étais fatiguée, tendue, pas très heureuse. D'abord, je n'aimais pas vivre à Los Angeles. Ensuite, je souffrais de graves insomnies. Je venais d'avoir 19 ans et j'avais l'impression qu'on attendait de moi que je sois davantage une célébrité qu'une actrice. Un dilemme que je ne savais pas comment résoudre. Il existe un moven très simple, mais je ne le connaissais pas à l'époque: dire "non" plus souvent. Dracula n'est pas un film que j'ai plaisir à regarder. Je n'aime pas mon rôle, pas plus que l'aspect stylisé de l'ensemble. J'étais persuadée que ce serait une sorte de Dracula à la sauce Merchant / Ivony. Mes costumes n'étaient pas réalistes et j'étais beaucoup trop maquillée: du coup, je me sentais complètement artificielle, comme un accessoire. Contrairement aux rumeurs, je me suis bien entendue avec Francis. Mais j'étais incapable de me détendre et d'appiécier quoi que ce soit. C'était aussi l'époque où j'avais choisi de jouer le rôle de la jeune artiste torturée! Mais cet état, j'en suis la seule responsable. J'avais des raisons personnelles de me sentir malheureuse pendant ce tournage. Cette raison personnelle, c'était sa rupture avec Johnny. A cette époque, elle était maudite : un ami d'enfance tué dans un accident, un ancien amour atteint du SIDA et une rupture qui aura duré près d'un an. J'était insomniaque, j'étais tellement stréssée à l'idée de ne pas dormir que ça empirait de nuits en nuits. J'avais des problèmes d'identité, je ne me voyais qu'à travers l'ecran, sans avoir conscience de mon 'moi'. L'eau a coulée sous les ponts depuis cette époque (elle serais sur le point d'épouser Matt Damon). Elle a enchainé ses films sans se préoccuper de l'impact commercial ou de sa réputation : je ne regrette aucun film. Parfois, on me dit 'tu dois le faire, ça va faire un carton'. Je ne veux pas faire de films pour cette raison. A Hollywood, il y a cette stupide théorie qui court - tu peux faire 2 petites productions, mais après tu dois en faire une grosse. Ensuite tu peux penser à faire un petit film si et seulement si tu enchaines par la suite deux gros succés. Cette strategie n'a rien à voir avec la créativité ou la performance d'acteur ou quoi que ce soit. C'est une question de gros sous et de position au box office. Quand j'ai fait 1969 j'avais 16 ans, j'étais déprimée et je voulais travailler. Quelle erreur ! Mais je ne l'ai pas fait en me disant que ça lancerait ma carrière. C'est un truc auquel un artiste ne devrait pas faire gaffe, pourtant beaucoups trop de personnes qui se prennent pour des acteurs le font. Ca me fait mal quand je vois des gosses de 14 ans boire et fumer à des soirées dans le but de se faire voire ou d'être 'in', ils ne savent pas quoi faire de l'argent qu'ils ont subitement amassé, je trouve ça flipant, surtout quand on sait que l'industrie cautionne ce genre de choses, l'encourage même. Toi même tu es rentrée dans la dance très tôt, aucun regrets ? Je sais que, pendant que je tournais, les jeunes de mon âge était au lycée puis à l'université mais je ne regrette rien car ce que je fais me plait. Tu me croiras pas mais étant jeune, je n'étais pas très populaire. Ce que l'on decrivait dans Heathers, la gloire des cheerleaders et ce genre de trucs, j'ai rendu visite à une amie à la fac, tous y était, la même ambiance malsaine, sauf que les ados avaient quelques années de plus ! Je suis fière aussi de n'avoir jamais été influencée dans mes choix même quand j'avais 16 ans : des gens m'ont suplié de ne pas faire Heathers en me disant que ça ruinerait ma carière, c'est pourtant le film pour lequel je reçois le plus de lettres encore aujourd'hui. Winona est en effet connue pour ses choix souvent surprenant mais jamais hasardeux, elle sait où elle va. Ainsi, elle est tombée sur un script autobiographique d'une jeune scénariste (Helen Childless) appelé Reality Bites . Des tas de gens m'ont dit 'tu viens de tourné avec Scorsese, tu peux pas participer à ce projet mené par un realisateur qui n'a jamais rien fait'. Je leurs ai répondu que je voulais jouer quelqu'un de mon âge pour une fois. Pourquoi devrais-je toujours 'être' plus vielle ? J'ai toute ma vie pour ça ! Pour differentes raisons, les gens croient que c'est moins serieux de faire un film avec des jeunes, ils se disent aussi que ce genre de films est très facile à faire, mais c'est faux. Elle était très interessée par ce rôle très 'just be yourself', mais souhaite aller de l'avant : je ne veux pas devenir 'Winona Ryder Being Cute'... Si j'avais essayé de n'être que attirante depuis mes débuts 'I would be over now. That's never been my agenda'. Et c'est justement pour casser cette image de petite ingenue qu'elle participa à The Crucible. Playing cute and confused doesn't interest me anymore. Pourtant, l'acceuil du public est tout à fait mitigé, ce qui sans lui faire mal la chagrine un petit peu. Je suis très fière de The crucible. Il faut comprendre que j'étais persuadée de faire un film qui allait changer le monde. Si on m'avait envoyé cette pièce et proposé de jouer ce rôle dans un petit théâtre à Winnipeg [version canadienne du trou-du-cul du monde], j'y serais quand même allée. Un peu comme lorsqu'on m'a proposé de faire Heathers en me disant qu'on ne pouvait pas me payer et que le film ne serait probablement jamais distribué. Son avant dernier film sorti est Alien Resurrection. Avant le tournage, j'avais peur d'être complètement ridicule dans un rôle aussi physique, du genre de celle qui titube à l'arrière-plan. Alors, dans les moments difficiles, je me planquais avec Domînique [Pinon]. Winona et Sigourney Weaver se ressemblent dans leurs comportement en dehors de l'écran. 23 ans et 30cm les séparent, d'où un profond respect et une profonde admiration ; Elle est probablement la seule actrice qui puisse alterner films de science-fiction et petits films indépendants. Touchée, l'actrice polyvalente veut répondre gentiment en ouvrant le champ vers ses petits camarades: Euh non, il y a aussi Bruce Willis qui le fait. Emportée par son élan, Winona répond du tac au tac Ah non... Elle trébuche: Enfin pas vraiment..., hésite: Enfin, je veux dire ce n'est pas..., et plonge la tête la première: Il n'est pas dans la même catégorie que Sigourney. Puis lève les yeux, un sourire narquois pendu aux lèvres. Non, je me trompe? Sourire gêné. Silence. On evoque les problèmes d'avant tournages, le désistement de Danny Boyle entre autres. Je l'avais rencontré et j'étais très excitée à l'idée de travailler avec lui. Transpotting n'était pas encore sorti. Juste Petits Meurtres entre amis. Maternelle et professionnelle à la fois, son aînée la reprend: Vous savez, ce type a travaillé sur Alien pendant trois mois et, du jour au lendemain, il s'est barré...Ça a complètement foutu en l'air le calendrier de tournage. Comprenant le message, Winona, disciplinée, reprend à tuetête la ligne du parti: C'est vrai, à cause de ça, j'ai refusé beaucoup de films. J'ai arrêté de tourner pendant un an juste pour ce film. Comme vous l'avez compris, l'experience peu lui manquer quelques fois. Il faut aussi dire qu'elle était très enthousiaste à l'idée de tourner avec la grande Sigourney : Je suis une fan des Alien. Le premier fut une revelation pour moi, vous vous rendez compte : une femme pouvait être l'heroïne d'un film d'action. Sigourney m'a vraiment inspiré, c'est vous dire si j'étais aux anges quand les gens de la Fox m'ont proposé de participer au projet. C'est la première fois que j'ai accepté un rôle sans lire le script. Tout ce qui comptait pour moi, c'était de pouvoir dire que j'avais tourné dans un Alien, je me foutait de savoir si je devais mourir à la première scène ! Sur le plateau, Noni n'osais pas dicuter avec Sigourney, lui dire à quel point elle l'admirait : je ne voulais pas la deranger, j'étais beaucoups trop timide !En définitive, je vous dirai simplement que j'ai adoré Alien Resurrection, contrairement à Alien 3 et que Winona partage mon humble avis : Comme d'habitude, je ne m'apprecie pas à l'ecran. Là, je suis au second plan, mais j'adore le résultat final, à quand la suite ?!

Apres un magnifique Celebrity d'un Woody Allen inspiré dans le Noir & Blanc, ses 2 prochains films sortiront cet Automne aux States, avec entre autre un rôle oscarisable dans Girl Interrupted.

Les citations sont des traductions de mézigue, aussi fidèles que possible aux originaux :

  • Rolling Stone - 05/89 & 03/94
  • Vogue - 10/93 et 12/96
  • Premiere [US]- 01/95
  • Première - 03/95 & 12/97
  • Starlog - 02/98
  • To Be Continued